Perçu par certains comme une occasion de solder les comptes de la
présidentielle passée, vécu par d’autres comme une étape déterminante
pour se placer pour la présidentielle suivante, le Congrès du Parti
socialiste est mal engagé.
Cette échéance interne devrait être l’occasion d’engager collectivement
le débat sur le rôle du parti et son articulation avec les forces
sociales, sur ses stratégies d’alliances et la perspective d’un parti
de toute la gauche, sur la mise en œuvre de primaires et ses
conséquences sur l’organisation du PS, sur son renouvellement et sa
diversité, sur la place enfin des militants et de leur capacité à être
de véritables acteurs du changement dans la société.
Pour l’instant, nous en sommes loin.
Les seules perspectives qui sont publiquement évoquées se limitent à
favoriser l’émergence d’un leadership présidentiel ou bien la
multiplication de candidatures improbables !
Ouvrons les yeux ! La crise que
traverse le PS ne se règlera pas ainsi. En se trompant d’enjeux et de
débats, les dirigeants du Parti nous précipitent dans une impasse
mortifère. Ils aggravent, en outre, les tares d’une organisation
politique déjà trop sclérosée.
Aujourd’hui, dans un moment où les
plus précaires attendent de l’opposition qu’elle joue pleinement son
rôle, ce n’est pas d’une personnalité providentielle dont nous avons
besoin mais bien d’une Maison commune refondée. C’est à cet objectif,
et à celui-là seulement, que nous souhaitons travailler dans les
semaines qui viennent. Avec toutes celles et tous ceux qui sont
disposés à privilégier cette démarche.
Plutôt que de s’enfermer dans des
postures tactiques stériles, avant d’organiser la concurrence des
ambitions, nous croyons que le temps est venu, pour le Parti
socialiste, de s’interroger sur lui-même. Sous peine, quel que soit son
leader, de disparaître définitivement du paysage politique national de
notre pays.
SIGNEZ L’APPEL SUR APPELMILITANT.NET
Voici une note interne signée du 28 février 2008 de la Préfecture
des Hauts-de-Seine (92) avec des indications précises sur
l’interpellation d’un étranger qui se présente au guichet pour demander
une régularisation.
Il est rappelé à tous les agents administratifs
que “l’éloignement des étrangers est une priorité de leur service
(ayant) en ce domaine une obligation de résultat.”
A diffuser!
Mathieu Delahousse et Anne Jouan
04/03/2008 | Mise à jour : 08:22 |

Yves
Bertrand, directeur central des Renseignements généraux entre 1992
et 2004, est convoqué à titre de témoin le 13 mars par le juge Roger Le
Loire. Il devra s’expliquer sur un passage de son livre «Je ne sais
rien mais je dirai presque tout».
Crédits photo : GLOBEPIX
Le GUD aurait reçu des enveloppes d’argent liquide pour payer des colleurs d’affiches durant la campagne présidentielle de 1974.
Les
fonds secrets de l’UIMM ont-ils transité par l’extrême droite étudiante
française ? Et la campagne électorale de 1974 de Valéry Giscard
d’Estaing en a-t-elle indirectement tiré profit ? Ces questions sont
désormais posées dans le cadre de l’enquête sur les caisses noires de
l’UIMM. Les vitrines successives de l’extrême droite étudiante
Occident, Ordre nouveau puis GUD (Groupe Union Droit puis Groupe Union
Défense) pourraient donc être une première clé dans l’instruction
conduite depuis le 4 décembre par le juge Roger Le Loire qui, sur le
même sujet, a convoqué à titre de témoin Yves Bertrand, directeur
central des Renseignements généraux entre 1992 et 2004.
Dans
l’enquête, cette hypothèse trouve ses origines dans l’audition du
délégué général adjoint de l’UIMM, Dominique de Calan, le 13 février
dernier. Ce jour-là, juste avant d’être mis en examen à son tour, il
évoque devant les enquêteurs de la brigade financière des «organismes
universitaires» qui auraient bénéficié des fonds en liquide distribués
par l’union patronale. Aucun détail supplémentaire n’est alors fourni.
Mais
cette théorie est nourrie par le livre de Yves Bertrand, Je ne sais
rien mais je dirai presque tout, sorti en septembre 2007. À la
page 153, cet ancien grand policier va plus loin. Selon lui, «seuls
quelques naïfs croient encore que Giscard a pu mener campagne, en 1947,
avec les maigres moyens des Républicains indépendants : sa logistique,
son service d’ordre, ce sont les “petits gars” d’Ordre nouveau qui les
ont assurés, grâce aux enveloppes en liquide de l’Union des industries
métallurgiques et minières, la fameuse UIMM, dont la gauche ne s’est
jamais privée de rappeler qu’elle descendait de l’ancien Comité des
forges, le bastion des 200 familles». C’est pour en savoir plus que le
juge souhaite entendre Yves Bertrand. Il est convoqué comme témoin le
13 mars.
Membre d’Occident jusqu’en 1968 puis membre de l’équipe
de campagne de VGE, l’ancien ministre Alain Madelin livre des
précisions. Joint par Le Figaro , il affirme : «La thèse d’Yves
Bertrand est un raccourci un peu intrépide. Que l’UIMM soutienne
Giscard via le CNPF (Centre national du patronat français, l’ancêtre du
Medef), pourquoi pas ? Mais qu’ils aient payé directement le GUD, c’est
absurde.»
Un système généralisé
Selon lui,
le financement des meetings de VGE en 1974 était géré par Hubert
Bassot, aujourd’hui décédé. Cet ancien député, fervent partisan de
l’Algérie française, avait notamment participé à la revue L’Esprit
public , proche de l’OAS. C’est lui qui servait d’intermédiaire discret
entre les mouvements étudiants d’extrême droite et le patronat.
Tellement discret que Valéry Giscard d’Estaing affirme n’avoir jamais
eu connaissance de telles ramifications. « Qu’un mouvement d’extrême
droite puisse coller mes affiches de campagne relève de
l’invraisemblable» , nous confiait lundi l’ancien président de la
République.
Ce système de financement par le patronat était
généralisé, accuse pour sa part Yves Bertrand, interrogé lundi soir par
Le Figaro : «Ce que j’ai écrit pour VGE est valable pour toute la
classe politique. Le patronat saupoudrait tous ceux qui pouvaient avoir
une responsabilité locale ou nationale.» L’ancien policier, cependant,
avoue ne pas connaître les circuits de financement via les «organismes
universitaires».
Juridiquement, la piste d’un financement
étudiant ou politique présente un risque important pour les dirigeants
de l’instance patronale qui, jusque-là, ont toujours affirmé que les
fonds étaient distribués dans le cadre de pratiques institutionnalisées
au sein de l’UIMM. Traduction : elles ne seraient juridiquement pas un
«abus de confiance» puisqu’elles ne sortiraient pas du mandat donné au
délégué général par son bureau. Mettant en avant la loi Waldeck
Rousseau de 1884 sur le statut des syndicats, Denis Gautier-Sauvagnac a
jusque-là répété que les fonds étaient destinés «aux représentants des
organismes participant à la vie sociale de notre pays».
Confronté
pour l’instant à cette unique phrase d’explication, le juge
d’instruction Roger Le Loire cherche actuellement à savoir quelles
directions ont pu prendre les 18,9 millions d’euros sortis des caisses
entre 2000 et 2007. La brigade financière doit procéder d’ici à la fin
du mois à plusieurs vérifications.
Les fortes rivalités internes
au patronat qui sont apparues depuis trois jours sont-elles de nature à
relancer l’enquête ? Jusque-là, pas un seul nom de bénéficiaire n’a été
prononcé depuis que l’affaire a été révélée le 26 septembre par Le
Figaro .
« Je demande à être jugé sur mon enseignement ».
1 mars 2008
Ex-dirigeant d’un groupe universitaire d’extrême droite, reçu récemment major à l’agrégation d’histoire du droit, Benoît Fleury a choisi
Poitiers pour enseigner à la rentrée 2008, suscitant une levée de boucliers dans le monde étudiant.
L’annonce de votre arrivée à Poitiers a suscité bien des réactions. Que
dites-vous à ceux qui mettent en avant votre passé, incompatible à leur
yeux avec l’enseignement du droit ?
« Le passé reste le passé j’ai pris officiellement position sur le
sujet. Après, il y a des règles qui s’appliquent à tous. Je rappelle
que je suis enseignent depuis six ans. La teneur de mon enseignement
n’a jamais suscité la moindre difficulté. En 2000, j’ai obtenu un DEA
mention très bien ensuite une thèse. J’ai d’abord été tuteur à Paris V,
puis attaché temporaire d’enseignement et de recherche à Tours, à
Rouen, puis maître de conférence. J’ai soutenu ma thèse à Paris II en
2006, j’ai demandé un poste de maître de conférence et j’ai été pris à
Montpellier pour l’année 2007-2008.
Allez-vous venir à Poitiers pour vous expliquer avec les instances dirigeantes de l’université ?
« J’ai eu plusieurs fois au téléphone le président de l’université et
le doyen de la Faculté de droit et leur ai fait part de mon souhait de
venir m’expliquer. Naturellement, nous envisageons très prochainement
de nous retrouver et pourquoi pas aussi avec les représentants
étudiants s’ils le souhaitent, y compris les représentants des
personnels IATOSS. Pour m’expliquer et dialoguer. Aujourd’hui, dix ans
plus tard, il y a a quelqu’un d’autre.
Que répondez vous à ceux de l’ultra droite qui sur le net, se
réjouissent de votre brillante admission au concours de l’agrégation ?
« je ne m’en réjouis absolument pas et n’en tire aucun satisfaction. Si
jamais encore des liens avec ces personnes et ces groupes, vous vous
doutez bien que je demanderai que l’on ne fasse pas de publicité
autour. La communauté universitaire à eu une inquiétude légitime au
regard du portrait que l’on a pu dresser de moi, pas toujours exact.
Elle s’est exprimer au travers d’un vote (motion du CA). Je demande à
être jugé sur mon enseignement et non sur des faits vieux de dix ans.
On parle beaucoup du rayonnement de la Faculté. Elle rayonne par ses
publications scientifiques. Je publierai en tant que professeur à la
faculté de droit de Poitiers. Si je suis un mauvais chercheur,
attendons… Il ya dans cette ville une très belle section d’histoire du
droit avec à sa tête Jean-Marie Augustin un homme très solide. On peut
lui faire confiance pour que tout ce passe très bien. »
aujourd’hui, après toute cette agitation à votre sujet, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
« je suis vraiment à la disposition de tous afin de mettre un terme à
cette polémique. Vous savez, j’ai 31 ans, je viens d’être agrégé et
j’attends mon cinquième enfant. Je viens m’installer en famille et je
suis ravi de venir dans une faculté réputée.
Jean Michel Gouin.
Monsieur le Président de la République,
Nous tenons à attirer notre attention au sujet de la probable affectation de M. Fleury à l’Université de Poitiers.
Comme vous avez pu le constater ce sujet fait l’objet de vives polémiques. Source des débats, M. Fleury fût l’ancien dirigeant du Groupe Union Défense aujourd’hui dissous, reconnu et condamné pour avoir véhiculé la haine raciale avec comme moyen d’action la violence. M. Fleury désormais agrégé et signataire de l’appel des professeurs d’histoire de droit contre l’antisémitisme, déclare avoir radicalement changé. Cependant, cette figure reste une icône reconnue dans le milieu de l’ultra droite qu’il incarne. De nombreux membres de son réseau se félicitent sur Internet du parcours d’un des leurs. La reconnaissance qui lui est allouée laisse apparaître en filigrane le désir pour ces personnes de rejoindre la Faculté de Poitiers le problème résidant plus dans l’éventuelle formation de groupuscules extrémistes, aujourd’hui absent de Poitiers, que dans les travaux présentés.
C’est ici le risque d’un trouble certain de l’ordre public. Certains perturberont ses cours, d’autres s’y opposeront. Cette probable polarisation idéologique et physique est susceptible de nous replonger dans des affrontements qu’a déjà connu cette ville dans les années 90.
Ce problème ne peut se réduire au cas Poitevin, mais à toute la communauté universitaire.
Ne doutant pas de votre fermeté à l’égard de l’antisémitisme et du révisionnisme, valeurs contraires à notre République, nous en appelons à votre réflexion et demandons à ce que vous refusiez l’affectation de Benoît Fleury dans le corps professoral français.
Il est de votre responsabilité aujourd’hui, par un éventuel refus de signature du décret d’affectation de M.Fleury, de garantir l’ordre public dans nos universités française.
Trouvé par hasard…
27 février 2008
LES CONFIDENTIELS
NOUVELOBS.COM | 27.02.2008 | 17:28
MERCREDI 27 FEVRIER
Remaniement. Officiellement “candidat à rien” en cas de remaniement, Claude Allègre
“ne peut s’empêcher de se répandre dans Paris, vous savez comme il est
bavard”, raconte un conseiller ministériel un brin énervé par
l’activisme de l’ancien ministre. Le projet le concernant ne serait pas
dans le secteur enseignement supérieur et recherche, mais lié à la
réhabilitation d’un vrai “Ministère de l’Industrie” de plein droit
auquel s’ajouterait le secteur de la recherche , qui est actuellement
rattaché aux universités, sous la direction de Valérie Pécresse,
laquelle récuse totalement l’idée de séparer ainsi université et
recherche. La même source prétend qu’Allègre laisse filtrer qu’il
confierait une mission à Bruno Julliard, l’ancien
leader de l’UNEF, dans son futur cabinet. Seul problème : Allègre, qui
conteste les causes du réchauffement de la planète, semble
difficilement compatible avec la mise en œuvre du Grenelle de
l’Environnement. (PF)
« Le Conseil d’Administration réuni en session plénière le lundi 25 février
2008, prend acte avec la plus vive inquiétude de l’éventuelle nomination de
Benoît Fleury à l’Université de Poitiers en qualité de professeur des
universités. Sorti major du concours de l’agrégation 2008 en Histoire du Droit,
B. Fleury est en effet surtout connu pour avoir été président du groupement
d’extrême droite universitaire (le GUD) de 1995 à 2000.
Dans ce cas
particulier, le Conseil d’Administration regrette que la procédure spécifique
d’affectation des agrégés du supérieur ne laisse aucun droit aux instances de
l’université, ni à son président, de s’opposer au recrutement d’un ancien
dirigeant d’un groupuscule violent d’extrême droite.
En l’occurrence, son
affectation à l’université de Poitiers, non seulement n’est ni souhaitée ni
sollicitée par la présidence de l’université, pas davantage par la Faculté de
droit et sciences sociales, mais surtout elle va à l’encontre des valeurs
humanistes et républicaines défendues par l’institution.
Ainsi, compte
tenu de l’opposition de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs,
chercheurs, personnels BIATOS, étudiants) et afin d’apaiser les tensions, le
Conseil d’Administration de l’Université de Poitiers demande au Président de la
République de ne pas procéder à la nomination et à l’affectation à Poitiers de
Benoît Fleury ».
Adopté à l’unanimité.
L’ex-chef du GUD, agrégé de droit, trouble l’université
23 février 2008
Jamais
les résultats d’un concours de l’enseignement supérieur n’avaient
provoqué un tel séisme. Le 9 février, Benoît Fleury, l’ex-chef du GUD,
violent groupuscule d’extrême droite, a été reçu major de l’agrégation
en histoire du droit, le propulsant dans le cénacle universitaire.
Passé le choc, la mobilisation s’organise. Fait rare, dans une déclaration publique, douze professeurs de droit s’inquiètent pour «le rayonnement» de leur discipline, tandis qu’à Poitiers, où il devrait être nommé, des étudiants lancent une pétition contre sa venue.
Benoît Fleury, 31 ans, s’est fait connaître comme patron du GUD
(Groupe union défense ou droit, selon les versions) de 1995 à 2000 à
Assas, haut lieu de l’extrême droite universitaire à Paris. Créé en
1968 et dissout au début des années 2000, le GUD est un mouvement
ouvertement raciste et antisémite redouté pour sa violence.
«Lord» – le surnom de Fleury – revendique alors haut et fort sa fibre «fasciste, au sens italien du terme» et son admiration pour le national-socialiste belge Léon Degrelle, dans l’Echo des Savanes en 1999.
Surtout il aime la baston. Il est à plusieurs reprises exclu d’Assas
pour agressions, injures racistes, manifestations antisémites, etc.
En 1998, il écope de trois mois de prison pour avoir attaqué d’autres
militants d’extrême droite.
Amnistiées. Mais depuis le début des années 2000, il semble
s’être rangé, après une ultime bataille, perdue, pour obtenir une
bourse et un poste à Assas. Il a fait une thèse sur L’abdication dans
le droit public européen de l’époque moderne, sous la direction de
Jean-Marie Carbasse, un universitaire respecté et classé à droite. Il
est devenu chargé de travaux dirigés à Rouen, puis maître de
conférences à Montpellier-I. Ses condamnations ont par ailleurs été
amnistiées, lui permettant de présenter un casier judiciaire vierge à
l’agrégation d’histoire du droit, un concours qui se déroule tous les
deux ans.
Mais pour les étudiants de Poitiers, une université très engagée
durant la lutte contre le contrat première embauche et, l’an dernier,
contre la loi sur l’autonomie des universités, le passé pèse trop
lourd. «Il incarne une droite extrême et nauséabonde», écrit la pétition qui circule sur le Net (www.poitiersditnon.fr), «l’Université de Poitiers et son UFR [
faculté, ndlr
] de droit, le plus vieux de France, tiennent à garder leur honneur et leurs valeurs humanistes et républicaines.»
Prudents, les douze professeurs d’université (1) qui ont signé une
déclaration (voir Libération.fr) soulignent qu’ils ne remettent
nullement en cause le jury du concours qui a décerné la première place
à Fleury. Mais ils rappellent que la loi «réprime les actes et
discours racistes, antisémites et négationnistes et que les enseignants
d’une discipline à la fois historique et juridique doivent se sentir
particulièrement responsables du respect des dispositions destinées à
protéger la dignité humaine contre la haine et le mensonge». Ce qui inquiète le plus est le silence de Benoît Fleury, que Libération
a cherché à joindre. Les sites d’extrême droite ont salué sa réussite à
l’agrégation, comme s’il restait l’un des leurs. Lui-même ne s’est
jamais dédit. En 2005, il contestait encore auprès du Conseil d’Etat -
qui l’a débouté – le refus de la présidence d’Assas de lui décerner une
allocation de recherches.
Veto. «Nous ne deviendrons pas un deuxième Lyon [Lyon-III fut un bastion universitaire du révisionnisme, ndlr]
, assurent les étudiants de Poitiers. Lundi, la question doit être
évoquée lors d’un conseil d’administration. Le représentant étudiant,
Stéphane Séjourné, va demander au président de s’opposer à la
nomination de Fleury. «La nouvelle loi nous donne bien un droit de veto, mais pas sur les postes des agrégés du supérieur comme lui», explique le président Jean-Pierre Gesson. «Nous aurions préféré qu’il aille ailleurs», poursuit-il, allusion au fait que Fleury avait d’abord songé à Nîmes, et aux tensions au sein de son université, «mais
je ne peux rien faire si ce n’est rappeler que nous avons des règles et
qu’en cas de dérapage, je recourrai au conseil de discipline». Fleury devrait être reçu jeudi par le doyen de la fac de droit, s’il ne s’est pas découragé d’ici là.
(1) P. Arabeyre, J-M. Augustin, M. Bouvet, C.
Bruschi, D. Deroussin, N. Dockes, F. Garnier, E. Gasparini, J-L.
Halperin, C. Lauranson-Rosaz, C. Leveleux-Teixeira, J. Poumarede.
Paru dans Libération le 23 février 2008
GUD : Poitiers dit non !
22 février 2008
Sur le web :
La pétition en ligne

L’ancien leader du GUD à Assas, Benoit FLEURY, avec qui
de nombreux militants se sont affrontés, s’apprête à être désigné
professeur de droit à l’université de Poitiers.
RéSo s’associe à l’UNEF, à l’EAG et au MJS 86 et lance
un appel pour que jean-Pierre Gesson, président de l’université de
Poitiers. use de son droit de véto lors de la nomination de Benoît
Fleury, professeur d’ultra droite à la faculté de droit de Poitiers.
Pétition contre l’affectation de
Benoît Fleury à l’Université de Poitiers
Parce que Benoît Fleury incarne, quoiqu’il en dise, une droite extrême et nauséabonde, qu’il fut le
responsable d’un mouvement xénophobe et violent,
Parce que l’Université de Poitiers et son U.F.R de droit, le plus vieux de France, tiennent à garder leur
honneur et leurs valeurs humanistes et républicaines,
Parce que nous ne pouvons légitimer une idéologie se réclamant de Léon Degrelle, ancien SS, fondée sur
l’exclusion de l’autre (notamment un antisémitisme revendiqué)
Parce que nous savons quelle a été l’action de ces mouvements extrêmistes sur nos facs il y a quelques années,
Nous, étudiants de l’université de Poitiers et citoyens de cette ville, refusons la venue de
Benoît Fleury et demandons au président de l’Université et à tous ceux qui en ont le pouvoir de
prendre leurs responsabilités en s’opposant à cette affectation.



