MANIFESTATION DE DROITE

“Nos parents le regrettaient, l’UMP l’a fait !”

31 Décembre 1974 – 20 décembre 2008

34 ans après… venez fêtez le retour de l’ORTF
et la fin de l’indépendance du service public de l’information !

Rassemblement de droite devant le siège de France Télévisions
pour fêter le retour du JT de l’ORTF

Esplanade Henri de France, tramway Pont du Garigliano – Paris 15ème

SAMEDI 20 DECEMBRE à 13h précises
(parce que la ponctualité est la politesse des rois…)

Tenue XVIème arrondissement exigée
(jupes plissées, costumes/cravates et chapelet)

Rendez-vous à 12h45 au métro Balard

****

Mobilisation organisée par le collectif Libre-Ecran
www.libre-ecran.net – contact@libre-ecran.net

Après un débat agité qui s’est terminé dans la nuit, le projet de loi sur l’audiovisuel public devrait être adopté ce mercredi après midi .
Une initiative menée par le Collectif Libre Ecran sera bientôt organisée pour montrer notre mécontentement.

Voici une note interne signée du 28 février 2008 de la Préfecture
des Hauts-de-Seine (92) avec des indications précises sur
l’interpellation d’un étranger qui se présente au guichet pour demander
une régularisation.
Il est rappelé à tous les agents administratifs
que “l’éloignement des étrangers est une priorité de leur service
(ayant) en ce domaine une obligation de résultat.”

 

A diffuser!

Le document en PDF

Mathieu Delahousse et Anne Jouan

04/03/2008 | Mise à jour : 08:22 |

 

Yves Bertrand, directeur central des Renseignements généraux entre 1992 et 2004, est convoqué à titre de témoin le 13 mars par le juge Roger Le Loire. Il devra s'expliquer sur un passage de son livre «Je ne sais rien mais je dirai presque tout».
Yves
Bertrand, directeur central des Renseignements généraux entre 1992
et 2004, est convoqué à titre de témoin le 13 mars par le juge Roger Le
Loire. Il devra s’expliquer sur un passage de son livre «Je ne sais
rien mais je dirai presque tout».

Crédits photo : GLOBEPIX

 

Le GUD aurait reçu des enveloppes d’argent liquide pour payer des colleurs d’affiches durant la campagne présidentielle de 1974.

 

Les
fonds secrets de l’UIMM ont-ils transité par l’extrême droite étudiante
française ? Et la campagne électorale de 1974 de Valéry Giscard
d’Estaing en a-t-elle indirectement tiré profit ? Ces questions sont
désormais posées dans le cadre de l’enquête sur les caisses noires de
l’UIMM. Les vitrines successives de l’extrême droite étudiante
Occident, Ordre nouveau puis GUD (Groupe Union Droit puis Groupe Union
Défense) pourraient donc être une première clé dans l’instruction
conduite depuis le 4 décembre par le juge Roger Le Loire qui, sur le
même sujet, a convoqué à titre de témoin Yves Bertrand, directeur
central des Renseignements généraux entre 1992 et 2004.

Dans
l’enquête, cette hypothèse trouve ses origines dans l’audition du
délégué général adjoint de l’UIMM, Dominique de Calan, le 13 février
dernier. Ce jour-là, juste avant d’être mis en examen à son tour, il
évoque devant les enquêteurs de la brigade financière des «organismes
universitaires» qui auraient bénéficié des fonds en liquide distribués
par l’union patronale. Aucun détail supplémentaire n’est alors fourni.

Mais
cette théorie est nourrie par le livre de Yves Bertrand, Je ne sais
rien mais je dirai presque tout, sorti en septembre 2007. À la
page 153, cet ancien grand policier va plus loin. Selon lui, «seuls
quelques naïfs croient encore que Giscard a pu mener campagne, en 1947,
avec les maigres moyens des Républicains indépendants : sa logistique,
son service d’ordre, ce sont les “petits gars” d’Ordre nouveau qui les
ont assurés, grâce aux enveloppes en liquide de l’Union des industries
métallurgiques et minières, la fameuse UIMM, dont la gauche ne s’est
jamais privée de rappeler qu’elle descendait de l’ancien Comité des
forges, le bastion des 200 familles». C’est pour en savoir plus que le
juge souhaite entendre Yves Bertrand. Il est convoqué comme témoin le
13 mars.

Membre d’Occident jusqu’en 1968 puis membre de l’équipe
de campagne de VGE, l’ancien ministre Alain Madelin livre des
précisions. Joint par Le Figaro , il affirme : «La thèse d’Yves
Bertrand est un raccourci un peu intrépide. Que l’UIMM soutienne
Giscard via le CNPF (Centre national du patronat français, l’ancêtre du
Medef), pourquoi pas ? Mais qu’ils aient payé directement le GUD, c’est
absurde.»


Un système généralisé

Selon lui,
le financement des meetings de VGE en 1974 était géré par Hubert
Bassot, aujourd’hui décédé. Cet ancien député, fervent partisan de
l’Algérie française, avait notamment participé à la revue L’Esprit
public , proche de l’OAS. C’est lui qui servait d’intermédiaire discret
entre les mouvements étudiants d’extrême droite et le patronat.
Tellement discret que Valéry Giscard d’Estaing affirme n’avoir jamais
eu connaissance de telles ramifications. « Qu’un mouvement d’extrême
droite puisse coller mes affiches de campagne relève de
l’invraisemblable» , nous confiait lundi l’ancien président de la
République.

Ce système de financement par le patronat était
généralisé, accuse pour sa part Yves Bertrand, interrogé lundi soir par
Le Figaro : «Ce que j’ai écrit pour VGE est valable pour toute la
classe politique. Le patronat saupoudrait tous ceux qui pouvaient avoir
une responsabilité locale ou nationale.» L’ancien policier, cependant,
avoue ne pas connaître les circuits de financement via les «organismes
universitaires».

Juridiquement, la piste d’un financement
étudiant ou politique présente un risque important pour les dirigeants
de l’instance patronale qui, jusque-là, ont toujours affirmé que les
fonds étaient distribués dans le cadre de pratiques institutionnalisées
au sein de l’UIMM. Traduction : elles ne seraient juridiquement pas un
«abus de confiance» puisqu’elles ne sortiraient pas du mandat donné au
délégué général par son bureau. Mettant en avant la loi Waldeck
Rousseau de 1884 sur le statut des syndicats, Denis Gautier-Sauvagnac a
jusque-là répété que les fonds étaient destinés «aux représentants des
organismes participant à la vie sociale de notre pays».

Confronté
pour l’instant à cette unique phrase d’explication, le juge
d’instruction Roger Le Loire cherche actuellement à savoir quelles
directions ont pu prendre les 18,9 millions d’euros sortis des caisses
entre 2000 et 2007. La brigade financière doit procéder d’ici à la fin
du mois à plusieurs vérifications.

Les fortes rivalités internes
au patronat qui sont apparues depuis trois jours sont-elles de nature à
relancer l’enquête ? Jusque-là, pas un seul nom de bénéficiaire n’a été
prononcé depuis que l’affaire a été révélée le 26 septembre par Le
Figaro .

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