congres du ps à Reims : la commission des resolutions en temps reel
16 novembre 2008
03h00: echec de la commission des resolutions
01h35: de source sure : 2 gpe de travail cree : un sur les textes, un sur le dispositif humain. Aubry se declare candidate mais prete a se desister pour hamon. La motion A n’avance pas de candidate. Hollande et Delanoe refuse la solution Hamon…
01h30: rumeur par des sms de membres de lacommussion des resolutions : hamon serait candidat d’un accord motion A, D et C mais Hollande bloque
00h45: “on bute sur le dispositif humain”
00h30 : la motion E sort de la commission des resolutions
00h15 : 1er vote sur in texte presente par Royal pour une synthese. Le vote lui est defavorable. Il est acte que la synthese ne se fera pas autour de la motion E. Les autres motions attendent le depart de la motion E pour continuer les discussions…
Article tiré de MédiaPart (le projet de média d’Edwy PLENEL)
Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard
commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et
quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].
Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2
restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur
les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France
3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages
régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30,
soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de
publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés
d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment
les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement
chacune de ces nouvelles structures régionales.
Avec un tel schéma, s’il est finalement retenu, plusieurs éléments
seront mis en avant. D’abord alléger la charge budgétaire de France 3
chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de
l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne
régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues
ces dernières années. Enfin, couper l’herbe sous le pied de ceux qui
militent pour la suppression de la publicité dans le service public et
désamorcer l’opposition des socialistes en associant au montage les
conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la
réforme. On rêve déjà à l’Elysée d’un consensus politique et
professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du
service public et sauvetage de la presse écrite régionale.
Pas d’annonce avant les municipales.
Mais des tractations
Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse
quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés.
« C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le
gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons,
nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est
probable que ce projet sera à l’ordre du jour de nos prochaines
rencontres. »
Rien ne devrait être annoncé avant les municipales. Mais les grandes
manœuvres ont commencé. Un responsable de France 3 en province raconte
cette anecdote : « J’étais aux vœux du président de région quand ce
dernier, flanqué d’un patron de journal, m’a lancé en rigolant “Alors,
on va vous racheter ?” Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La Dépêche du Midi,
par ailleurs sénateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais,
selon nos informations, il a été en contact avec l’Elysée à ce propos.
Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, et Georges-Marc Benamou,
conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce
dernier refusait, mercredi après-midi, de démentir ou de confirmer son
implication dans le schéma.
Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dévoile sa stratégie: « Si
l’occasion se présente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous
sauterons dessus. Les patrons de la presse régionale qui se sont lancés
dans les télés locales, c’est-à-dire presque tous, savent compter. La
télévision permet de multiplier par deux la valeur de sa société. La
télévision nous intéresse. Comme nous intéresse Internet. On peut même
imaginer que tout ça fusionnera un jour en un écran unique».
La presse régionale en embuscade
A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent
d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage
découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne
ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service
public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1,
Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans
publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera
impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes
chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ?
Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses
rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France
3?
Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans
la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou
“syndiquer”- ses contenus. Une même information se trouverait dans les
colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas
échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L’attribution
des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de
consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions.
Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de
l’information et de la concentration des médias aux mains de quelques
grands groupes.
A l’orée
d’une semaine décisive pour l’avenir de France Télévision puisque
certaines arbitrages concernant la suppression de la publicité
devraient intervenir dans les prochains jours, Henri Guaino, invité
dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de
France 3 que nous révélions vendredi.
A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre
en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et
nationale) de la chaîne, le conseiller du président de la République a
précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ».
Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy
concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la
constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse
écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce
que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux.
« Tout est discutable »
a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte
des deux rédactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir à
l’occasion de cette réforme.
Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée « de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ».
Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont
120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions
dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France
Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos
informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les
pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne
serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré
hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint
périmètre ? La direction de France Télévisions – par ailleurs envoyée
dans les cordes par Henri Guaino hier soir – feint de croire que l’état
actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La
participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un
projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et
la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.
Par
ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la
redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros
pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc
taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est
évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce
d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la
possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il
semble que ce ne sera pas le cas.
Mercredi,
comme tous les mercredis dorénavant, une réunion aura lieu entre la
tutelle et les patrons de France télévision ainsi que ceux des chaînes
qui la constituent. A suivre.
