Petite Histoire de la Saint-Valentin
13 février 2009
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SAINT VALENTIN
(D’après un article paru en 1876)
La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu’elle vint à la connaissance de l’empereur Claude II, qui le fit arrêter, et, après l’avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l’interroger. D’abord il lui dit, d’un ton de voix assez obligeant : « Pourquoi, Valentin, ne veux-tu pas jouir de notre amitié, et pourquoi veux-tu être ami de nos ennemis ? » Mais Valentin répondit généreusement : « Seigneur, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte que vous rendez aux esprits immondes et à leurs idoles que vous adorez, et vous sauriez qu’il n’y a qu’un Dieu, qui a créé le ciel et la terre, et que Jésus-Christ est son Fils unique ».
Un des juges, prenant la parole, demanda au Martyr ce qu’il pensait des dieux Jupiter et Mercure. « Qu’ils ont été des misérables » répliqua Valentin, « et qu’ils ont passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps ». Là-dessus, celui qui l’avait interrogé s’écria que Valentin avait blasphémé contre les dieux et contre les gouverneurs de la république. Cependant le Saint entretenait l’empereur, qui l’écoutait volontiers et qui semblait avoir envie de se faire instruire de la vraie religion ; et il l’exhortait à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu’il avait répandu, lui disant de croire en Jésus-Christ et de se faire baptiser, parce que ce serait pour lui un moyen de se sauver, d’accroître son empire et d’obtenir de grandes victoires contre ses ennemis.
L’empereur, commençant déjà à se laisser persuader, dit à ceux qui l’entouraient : « Ecoutez la sainte doctrine que cet homme nous apprend ». Mais le préfet de la ville, nommé Calpurnius, s’écria aussitôt : « Voyez-vous comment il séduit notre prince ! Quitterons-nous la religion que nos pères nous ont enseignée ? »
Claude, craignant que ces paroles n’excitassent quelque trouble ou quelque sédition dans la ville, abandonna le Martyr au préfet, qui le mit à l’heure même entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié comme un sacrilège. Celui-ci fit d’abord conduire le prisonnier en sa maison. Lorsque Valentin y entra, il éleva son coeur au ciel, et pria Dieu qu’il lui plût d’éclairer ceux qui marchaient dans les ténèbres de la gentilité, en leur faisant connaître Jésus-Christ la vraie lumière du monde.
Astérius, qui entendait tout cela, dit à Valentin : « J’admire beaucoup ta prudence ; mais comment peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière ? »
- « Il n’est pas seulement », dit Valentin, « la vraie lumière, mais l’unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde »
- « Si cela est ainsi, dit Astérius, j’en ferai bientôt l’épreuve : j’ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu’il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras ». La jeune fille fut donc amenée au Martyr, qui, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez votre servante ».
A ces paroles, elle reçut aussitôt la vue, et Astérius et sa femme, se jetant aux pieds de leur bienfaiteur, le supplièrent, puisqu’ils avaient obtenu par sa faveur la connaissance de Jésus-Christ, de leur dire ce qu’ils devaient faire pour se sauver. Le Saint leur commanda de briser toutes les idoles qu’ils avaient, de jeûner trois jours, de pardonner à tous ceux qui les avaient offensés, et enfin de se faire baptiser, leur assurant que, par ce moyen, ils seraient sauvés. Astérius fit tout ce qui lui avait été commandé, délivra les chrétiens qu’il tenait prisonniers, et fut baptisé avec toute sa famille, qui était composée de quarante-six personnes.
L’empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome, et, par raison d’Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, puis les fit mettre à mort par diverses sortes de tourments. Pour Valentin, le père et le maître de ces bienheureux enfants et disciples, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux ; enfin, l’an 268, le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où, depuis, le pape Jean Ier fit bâtir une église sous son invocation près du Ponte-Mole. Cette église ayant été ruinée, le pape Théodose en dédia une nouvelle, dont il ne reste plus de traces non plus. La porte appelée plus tard du Peuple portait anciennement le nom du saint Martyr. On garde la plus grande partie de ses reliques dans l’église de Sainte-Praxède. Les autres furent apportées en France, en l’église Saint-Pierre de Melun-sur-Seine, mais elles ne s’y trouvent plus aujourd’hui.
Saint Valentin est nommé, avec la qualité d’illustre Martyr, dans le Sacramentaire de saint Grégoire, dans le Missel romain de Tommasi, dans les divers martyrologes et calendriers : les Anglais l’ont conservé dans le leur.
Saint Valentin a été représenté : 1° tenant une épée et une palme, symboles de son martyre ; 2° guérissant la fille du juge Astérius. Cette circonstance de la guérison d’une jeune fille, et plus encore son nom de Valentin, qui signifie santé et vigueur, explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.
Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l’honneur de son sacrifice pour l’amour. La fête de la Saint-Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. L’événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques : des hommes mi-nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc, les coups reçus assurant fécondité et grossesse heureuse à celles-ci.
Une autre origine est attribuée aux festivités de la Saint-Valentin. On prétendait en effet que, sous certains climats, les oiseaux s’appariaient pour la belle saison prochaine, à la Saint-Valentin, comme il est reçu qu’en d’autres pays plus froids ils s’apparient à la Saint-Joseph. Prenant exemple sur eux, les hommes auraient trouvé ce jour propice à la déclaration amoureuse. Dans les anciens calendriers, à une époque où les devoirs de la vie civile se confondaient avec ceux de la vie religieuse, chaque jour y était marqué par un signe qui parlait immédiatement aux yeux des initiés. C’est ainsi que la Saint-Valentin était marquée par un soleil dans la main du saint, ou par un gaufrier : un soleil, parce qu’il était censé reprendre sa force à cette époque, qui est à peu près celle des Quatre-Temps du printemps, et que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, etc.) commencent à se montrer dans une partie de l’Europe ; un gaufrier, pour annoncer les réjouissances de Carnaval.
Un petit moment de bonheur !
11 décembre 2008
14 mois de fabrication, dans 42 pays. Impressionnant !
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Merci à Olivia !
Voici une note interne signée du 28 février 2008 de la Préfecture
des Hauts-de-Seine (92) avec des indications précises sur
l’interpellation d’un étranger qui se présente au guichet pour demander
une régularisation.
Il est rappelé à tous les agents administratifs
que “l’éloignement des étrangers est une priorité de leur service
(ayant) en ce domaine une obligation de résultat.”
A diffuser!
“On réfléchit (à déposer une offre) simplement parce que toute
l’Europe réfléchit”, affirme un porte-parole de la banque française
dont le président du conseil d’administration, Michel Pébereau aurait
“récemment” été reçu à l’Elysée.

Un porte-parole de la BNP
Paribas a annoncé, jeudi 31 janvier, que la banque française
“réfléchissait” à une offre d’achat sur la Société Générale, ajoutant
que “toute l’Europe” y “réfléchit” aussi.
Interrogée pour savoir si la première banque française travaillait à un
projet de rachat de la Société Générale, une porte-parole a répondu:
“On réfléchit simplement parce que toute l’Europe réfléchit”.
D’après Les Echos, citant une “source proche”, la banque s’est entourée de conseils, et travaillerait activement au projet.
Le président du conseil d’administration de BNP Paribas Michel Pébereau
aurait été reçu “récemment” par Claude Guéant et François Pérol,
respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint de
l’Elysée.
La porte-parole de BNP Paribas a démenti que la rencontre ait porté sur ce sujet.
“La seule rencontre entre M. Pébereau et l’entourage du président de la
République est un rendez-vous prévu de longue date qui concernait sa
mission relative à la ‘revue générale des politiques publiques’ et qui
n’a donc rien à voir avec la Société Générale”, a-t-elle affirmé.
Bouton confirmé
Invité du 20h de France 2 mercredi, Daniel Bouton, P-DG de la Société
générale confirmé par son conseil d’administration, avait assuré que la
banque avait les moyens de rester indépendante.
A la question de savoir si la banque pouvait rester indépendante il a
répondu au journal de France 2: “Le fait qu’elle le puisse, il n’y a
rigoureusement aucun problème puisque les capitaux sont là, puisqu’il
n’y a jamais eu de problème véritable.”
“Nous subissons cette perte gigantesque et l’entreprise est tellement
forte que nous sommes restés bénéficiaires, a-t-il ajouté. “Nous allons
contrôler mieux la partie qui était en train d’aller un peu trop vite.”
Mercredi, le conseil d’administration de la Société générale a confirmé
à l’unanimité Daniel Bouton et son numéro deux, Philippe Citerne, dans
leurs fonctions.
“Le conseil d’administration me demande de rester à la barre du bateau
dans la tempête dans laquelle nous sommes”, a-t-il déclaré, avant de
souligner qu’il était “normal” de présenter sa démission.
“Je suis un homme de devoir, je ne vais pas sauter par dessus bord
quand le conseil d’administration me demande de rester pour continuer à
faire mon devoir”, a-t-il ajouté.
Pas de commentaire aux propos de Sarkozy
Interrogé sur les récents propos de Nicolas Sarkozy évoquant ses
responsabilités, interprétés comme un appel à sa démission, Daniel
Bouton a répondu:
“Je n’ai pas à commenter les déclarations du président de la République. Dans une démocratie, ce n’est pas à moi de le faire”.
Le conseil d’administration a également décidé mercredi d’encadrer
Daniel Bouton et Philippe Citerne par un comité spécial chargé de
superviser la gestion de la crise provoquée par une perte de trading
record de 4,9 milliards d’euros dévoilée la semaine passée.
“Ce n’est pas moi qui doit présider le conseil d’administration sur ce
point-là. Il faut que ce soit fait de manière indépendante”, a-t-il
remarqué.
“Nos procédures de contrôle ont déjà été reformées”
Il a appuyé les propos tenus par le gouverneur de la Banque de France,
Christian Noyer, lors d’une audition devant la Commission des Finances
du Sénat mercredi. “Nos procédures de contrôle ont déjà été réformées
lundi matin”, a-t-il dit.
Daniel Bouton a balayé d’un revers de la main les déclarations prêtées
à Jérôme Kerviel selon lesquelles ses supérieurs ne pouvaient pas ne
pas être au courant.
“Quel crédit accorder – si j’ose dire – à quelqu’un qui réussit à
dissimuler de la sorte ?” a-t-il dit, précisant qu’il n’avait pas
cherché à rencontrer le trader. “C’est normal qu’il raconte cela, il a
à se défendre”.
“Notre métier à nous n’est pas de spéculer sur des positions aussi
grosses”, a-t-il souligné. “Quel que soit le résultat de ses
entreprises dissimulées, sa seule dissimulation faisait qu’il ne
pouvait pas compter parmi les 130.000 collaborateurs de la Société
générale”.
“Notre métier est de diviser nos risques, de les prendre par petite
taille et de ne jamais s’exposer à une spéculation de ce type-là”,
a-t-il ajouté. “Pourquoi est-ce qu’il a cru lui être dans un autre
monde, un monde de la grande finance spéculative ? Ce n’est pas la
Société générale”. (Reuters)
Bonnes fêtes de fin d’année…
25 décembre 2007
JOYEUX NOËL ET BONNE ANNEE 2008 !
La France prête à accueillir des guérilleros FARC
19 décembre 2007
François Fillon a confirmé la possibilité d’une venue en France de
ces hommes en échange de la libération d’otages de la guérilla.
La guérilla colombienne a annoncé que Clara Rojas, la collaboratrice
d’Ingrid Betancourt, serait libérée ainsi que son fils de trois ans et
une parlementaire.

Le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie, Manuel Marulanda (Reuters)
La France est prête à accueillir
des guérilleros des FARC de Colombie qui seraient libérés en échange
des otages de cette guérilla, a indiqué le Premier ministre François
Fillon, mercredi 19 décembre, sur Europe 1 et RFI. “Le président
(colombien Alvaro) Uribe m’a indiqué qu’il souhaitait que la France
puisse les accueillir. La France a indiqué qu’elle était disponible,
avec d’autres pays européens et d’autres pays d’Amérique latine, pour
le faire”, a-t-il déclaré à l’occasion de la journée de mobilisation en
faveur de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt.
Les Forces armées révolutionnaires colombiennes ont proposé de libérer
45 de leurs otages, dont Ingrid Betancourt, en échange de
l’élargissement de 500 de leurs membres actuellement détenus en
Colombie.
Libérations
Mardi, les FARC ont fait un geste en annonçant qu’ils allaient libérer
trois otages dont une proche d’Ingrid Betancourt, Clara Rojas. “Il faut
d’abord prendre cette (…) nouvelle avec la mesure qui s’impose parce
que ces otages ne sont pas encore libérés, mais on sent qu’il y a un
processus qui s’est mis en place et ce processus correspond très
exactement aux initiatives qui ont été prises par la France il y a
plusieurs semaines sous l’autorité du président de la République”, a
dit François Fillon à propos de ces libérations.
Le chef de l’Etat a toutefois estimé que c’était “plus qu’un léger
espoir, puisqu’au fond ça faisait presque six ans qu’il ne se passait
rien”.
La guérilla colombienne a diffusé un communiqué mardi annonçant la
libération de Clara Rojas, enlevée avec Ingrid Betancourt en février
2002, de son fils Emmanuel, et de Consuelo Gonzalez, une ancienne
parlementaire kidnappée par les FARC en septembre 2001.
100 millions de dollars
De son côté, le président colombien Alvaro Uribe a proposé mercredi la
création d’un fonds de 100 millions de dollars pour récompenser et
offrir une protection juridique aux membres des Forces armées
révolutionnaires de Colombie qui accepteraient de libérer des otages
comme Ingrid Betancourt.
“Pour les guérilleros qui libèreraient les otages, je pense à ceux qui
s’occupent d’Ingrid Betancourt par exemple, s’ils se démobilisent et
libèrent Mme Betancourt, et bien nous allons les récompenser, nous
allons obtenir une protection juridique et je propose donc un fonds de
100 millions de dollars pour ces personnes”, a déclaré Alvaro Uribe sur
Europe-1. (avec AP)
Un CV de Rachida Dati fait bien mention du MBA
31 octobre 2007
Le document, issu du dossier administratif de la garde des Sceaux et publié par le Canard enchaîné,
fait état, pour l’année 1993 d’un “MBA du groupe HEC”, suivi de la
mention “ancienne élève de l’Institut supérieur des Affaires”.

Le facsimilé publié par Le Canard (DR)
Dans son édition du mercredi 31 octobre, le Canard enchaîné
publie l’extrait d’un curriculum vitae de Rachida Dati, annoté de la
main-même de l’actuelle ministre de la Justice. Le document, figurant
au dossier administratif de l’intéressée, mentionne le fameux diplôme,
un Master of Business Administration (MBA) délivré par le groupe HEC en
1993. Or, comme L’Express l’a révélé, la garde des Sceaux n’a pas obtenu ce diplôme.
Comme le note l’hebdomadaire satirique, Rachida Dati fait état de ce
diplôme “sans dire expressément qu’elle en est titulaire, mais en
cultivant l’ambiguïté, de sorte que certains magistrats ou hauts
fonctionnaires ont pu comprendre (…) que la jeune femme était bien
diplômée”.
En effet, figure, à la suite de la mention du diplôme, l’expression
“ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires”. Une précision
qui, selon le porte-parole de la garde des Sceaux, signifie clairement
qu’elle n’a pas obtenu le diplôme final. Mais, à quoi bon, dans ce cas,
faire mention du diplôme ?
“Branle-bas de combat”
Le Canard enchaîné fait, par ailleurs, le récit, du “véritable
branle-bas de combat” qu’a provoqué ce document à la Chancellerie.
Rachida Dati aurait ainsi téléphoné elle-même à l’hebdomadaire “pour
expliquer que c’était en raison de ses origines que la presse
s’intéressait à son parcours”. D’où l’interrogation : “Qu’a donc à
redouter Rachida Dati de la publication de ce document, s’il est d’une
parfaite limpidité ?”
Dans la même affaire sur mon blog :
- L’explication du magistrat en charge du dossier
- Le premier post sur l’affaire
La rémunération de Sarkozy alignée sur celle du Premier ministre
30 octobre 2007
Le “salaire” du chef de l’Etat va ainsi doubler, atteignant quelque
240.000 euros bruts par an. “Jusqu’à présent, le président de la
République cumulait son salaire et sa retraite. Moi je ne veux pas de
ça”, explique Nicolas Sarkozy, qui veut de la “transparence”.

Nicolas Sarkozy sur le perron de l’Elysée
Le salaire du président
de la République va être augmenté et ainsi aligné sur celui du Premier
ministre “dans un souci de cohérence”, confirme mardi 30 octobre
Jean-François Copé.
“C’est un souci de transparence mais aussi de cohérence. Etre président
de la République, être chef de l’Etat, c’est une responsabilité
considérable. Je trouve tout à fait normal que le président de la
République ait une rémunération comparable à ce qui est celle du chef
du gouvernement et des chefs d’Etat des pays européens”, a expliqué
Jean-François Copé.
L’intéressé, Nicolas Sarkozy, a plaidé lui aussi pour plus de
“transparence”. En déplacement en Corse, le chef de l’Etat a indiqué :
“Jusqu’à présent, le président de la République cumulait son salaire et
sa retraite. Moi je ne veux pas de ça. Je veux de la transparence. Je
veux que les Français sachent”.
240.000 euros bruts par an pour le Premier ministre
Jean-François Copé a confirmé que le gouvernement déposerait deux
amendements en ce sens lors de la réunion de la commission des Finances
de l’Assemblée, mardi en début d’après-midi.
Ils seront examinés en séance dans le cadre des crédits relatifs aux “pouvoirs publics”.
La dotation du président de la République actuellement prévue dans le
projet de budget est de 101.488 euros pour l’année 2008. Par
comparaison, le salaire brut du Premier ministre est de quelque 240.000
euros bruts par an, selon les estimations.
“Un mauvais signe”, pour Hollande
Une note interne de l’Elysée, révélée par l’hebdomadaire Profession politique,
recommande d’augmenter le salaire du chef de l’Etat de 101.488 à
240.000 euros par an afin de l’aligner sur le traitement du Premier
ministre et de le mettre au niveau de ses homologues étrangers.
Le salaire mensuel du chef de l’Etat serait ainsi revalorisé de 140%, de 8.300 à 20.000 euros bruts.
Le patron du Parti socialiste François Hollande a affirmé qu’une
augmentation serait “un mauvais signe envoyé” aux Français, même s’il
juge “nécessaire” qu’il y ait “un effort de clarification du budget de
l’Elysée”.
Alors que des “problèmes de pouvoir d’achat sont posés (…) je n’avais
pas le sentiment que le problème le plus important qu’il fallait
régler” était le salaire du président, a ironisé le premier secrétaire
du PS.
Le député apparenté socialiste René Dosière, qui s’est fait une
spécialité du budget de l’Elysée, s’est déclaré de son côté favorable à
une éventuelle augmentation du salaire de Nicolas Sarkozy, à condition
que le chef de l’Etat paie “ses dépenses personnelles”.
Enfin, Jean-Louis Bianco, ex-codirecteur de campagne de Ségolène Royal, s’est dit “choqué” par cette augmentation.
Ouverture du site ouvronsledebat.net
24 mai 2007

Nous venons de perdre, la Gauche a perdu l’élection présidentielle pour la troisième fois… Au-delà du revers électoral, nous croyons que le Parti socialiste doit désormais répondre à une triple crise. Crise de notre doctrine bien sûr mais aussi de nos structures comme de nos pratiques.
Comme beaucoup, nous pensons que nous sommes arrivés à la fin du cycle d’Epinay et que le chantier qui s’ouvre désormais devant nous est immense. Nous ne pouvons plus masquer nos carences comme nous l’avons trop fait après le 21 avril 2002 ou le référendum sur le traité constitutionnel. Nous ne pourrons faire l’économie de la rénovation.
Pour remettre notre camp sur le chemin de la reconquête, nous croyons au temps du débat, à celui de la confrontation des analyses et des idées, sans a priori ni calcul, sans arrière-pensées ni tactique.
C’est parce que nous ressentons ce besoin que nous avons souhaité initier cet espace de débat, ouvert à tous et dont la seule règle d’or doit être le respect des idées et des engagements de chacun. Chacun de vous est libre de réagir et de nous adresser ses analyses réflexions, propositions ses idées, ses expériences.
Les animateurs de Socialisme & Démocratie Paris
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La “FLEXICURITÉ” – flexibilité pour l’entreprise, sécurité pour le salarié – ne se discute pas qu’en France, où Nicolas Sarkozy en a fait un sujet de future négociation. Il s’agit du thème central discuté par les quelque 800 délégués du 11e congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui se déroule à Séville en Espagne jusqu’au 24 mai. Elle est aussi au centre des discussions de la Commission européenne avec les partenaires sociaux.
A la tribune de Séville, deux approches de ce concept se sont manifestées. D’un côté, le représentant du patronat européen, BusinessEurope, le Français Ernest-Antoine Seillière réclamait l’adaptation du modèle européen avec plus de flexibilité, instaurant “un lien positif entre compétitivité et protection sociale”. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait, lundi 21 mai, inscrit le concept dans “la philosophie du mouvement ouvrier” et le commissaire européen à l’emploi, Vladimir Spidla, en faisait une “réponse cohérente aux défis de l’emploi”.
Face à cette vision consensuelle, le secrétaire général de la CES, le Britannique John Monks, réélu à ce poste par le congrès, mettait en garde ses partenaires européens. “Cela devient un menu à la carte dont les choix les plus prisés par les hommes politiques sont la fin des contrats sécurisés, la réduction de la protection de l’emploi et des droits aux allocations de chômage”, dénonçait-il. Certains, comme la CGT portugaise, proposaient de ne pas reconnaître la “flexicurité” comme un “concept syndical”. De son côté, Jean-Christophe Le Duigou, de la CGT française, regrettait “de ne pas avoir eu plus de précisions quant aux bases sur lesquelles la CES va négocier sur la “flexicurité” à Bruxelles”.
M. Monks a précisé au Monde, que “le modèle scandinave est un bon modèle parce qu’il offre une meilleure protection sociale”. Et l’élection de la Suédoise Wanja Lunbdy-Wedin à la présidence de la CES reflète cette reconnaissance du modèle scandinave. Il s’agit aussi de la première élection d’une femme à la tête de l’organisation européenne, qui représente 60 millions de syndicalistes provenant de 81 confédérations nationales établies dans 36 pays.
Les congressistes ont par ailleurs rejeté toute proposition de mini traité ou de “traité simplifié” défendu par M. Sarkozy. “Il n’est pas question, a expliqué M. Monks, que la Charte des droits fondamentaux que contenait le projet de Traité constitutionnel européen passe à la trappe.” Considérant le retour de la croissance en Europe, il a aussi estimé que “le temps était venu d’augmenter les salaires et de passer à l’offensive”.
Rémi Barroux dans “Le Monde”
